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Le Ju 287 A1, vecteur de la bombe atomique allemande ? [131] Bien que le programme initial du Ju 287 ait été stoppé en 1944, le RLM relança le projet en mars 1945 pour un motif qui demeure à ce jour inconnu et en modifiant certains paramètres. Une demande de production de 100 exemplaires fut même émise. Ces 100 avions, baptisés Ju 287 A1, devaient être exécutée par Allgemeine Transportanlagen GmbH à Leipzig. Ils devaient recevoir 6 turboréacteurs Jumo 012 groupés par trois sous chaque aile et il était prévu de les doter d’une tourelle de queue armée de 2 mitrailleuses MG 131 de 13 mm, télécommandée depuis l’avant. L’appareil emmenait 3 hommes d’équipage groupés dans l’habitacle. Aujourd’hui encore, les spécialistes continuent à s’interroger sur les raisons de ce brusque revirement de dernière minute, alors que la guerre était à l’évidence perdue. Certains interprètent cette relance tardive du programme Ju 287 comme la preuve que les Nazis n’étaient pas si en retard qu’on l’a prétendu dans le domaine nucléaire et qu’ils étaient sur le point de lancer la production d’une petite bombe à neutron à usage tactique en mars 1945. Selon les travaux récents de l’historien allemand Rainer Karlsch (« La bombe de Hitler », éditions Calman-lévy), qui se base à la fois sur des témoignages allemands et sur des documents officiels américains et soviétiques déclassifiés depuis la chute du Mur de Berlin, deux prototype d’une mini bombe à neutron auraient effectivement été secrètement testés par les Nazis dans les derniers mois de la guerre : l’une sur un polygone isolé du rivage de la Baltique, l’autre sur de malheureux prisonniers russes qui auraient servi de cobaye sur le site de l’explosion. Ce second essai aurait eu pour cadre le polygone militaire d’Ohrdruf (Saxe), au cœur des forêts de Thüringe, et les Allemands auraient pris un grand soin à dissimuler toute trace de cette sinistre expérience, allant même jusqu’à incinérer les corps des prisonniers sur des bûchers et à enterrer les restes dans des fosses communes. Le projet aurait été piloté et entièrement contrôlé par la S.S., plus précisément par les services spéciaux du général S.S Hans Kammler, responsable en chef du développement et du déploiement des armes V. Il aurait été à deux doigts d’aboutir, seul le temps ayant manqué aux Allemands en avril 1945 pour lancer la production et utiliser ces bombes. Si ces faits venaient à être confirmés à l’avenir, ils pourraient expliquer l’étrange comportement de Hitler qui prétendit jusqu’au dernier jour que des armes miracles, dont la mise au point était imminente, allaient retourner in extremis la situation en faveur de l’Allemagne, mais aussi l’étonnante remise en route du projet du Ju 287 et l’ordre d’en produire 100 exemplaires, destinés peut-être à servir de vecteurs aux bombes à neutrons allemandes...
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