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Poste de surveillance barrages [658] Les autorités se sont préoccupées de prendre des mesures de surveillance en cas de débordement ou de rupture des barrages d’accumulation d’eau. Ces tâches sont confiées au Service territorial de l’Armée, d’entente avec les propriétaires des barrages. Les barrages d’accumulation sont constamment surveillés par les propriétaires de l’ouvrage. Des contrôles fréquents et approfondis sont exécutés par les instances spécialisées de l’Etat fédéral. Ces contrôles concernes, non seulement le barrage, mais ses ancrages et surtout les flancs bordant le lac d’accumulation. En effet, un glissement de terrain dans le lac peut éventuellement engendrer une très grande vague qui peut passer au-dessus du couronnement du barrage et inonder les vallées en contrebas. En cas de problème (guerre, tremblement de terre, problème technique), les autorités peuvent ordonner la vidange partielle ou totale d’un barrage. Lors de la construction d’un barrage, l’autorité fédérale oblige le maître d’œuvre à installer un réseau dense de sirènes d’alarme sur tout le territoire touché par une inondation éventuelle. Ces sirènes sont parfois installées sur des distances pouvant aller jusqu’à environ 100 km. Elles émettent un son particulier, grave, qui est en principe connu de la population. Les répertoires des numéros de téléphone comportent un résumé concernant les sirènes et le comportement à avoir en cas d’alarme. Les organisations de protection civile ont établis des plans d’évacuation afin de mettre la population à l’abri le plus rapidement possible. Ces plans sont régulièrement remis à jour et sont distribués à la population concernée. D’autre part, le service territorial de l’Armée, chargé de l’exploitation du réseau de sirènes, a fait établir à chaque barrage, un poste de surveillance du mur ou de la digue de retenue. Celui-ci est installé dans un abri protégé (sous roche ou béton), au-dessus et légèrement en avant du mur ou de la digue, afin d’avoir une vue complète sur le barrage. Si le barrage se rompt (bombardement, rupture du mur, tremblement de terre, etc.) ou si une vague vient à passer au-dessus du couronnement, les militaires occupant le poste de surveillance peuvent immédiatement déclencher l’alarme. Ils entrent également en contact avec les services d’alerte (s’ils sont en service) et avec les médias (radio et télévision) qui peuvent immédiatement répercuter l’information dans la population. Une inondation peut mettre plusieurs heures à se produire en fonction de la distance séparant le lieu et le barrage. Si pour une raison inconnue l’alarme n’est pas déclenchée par les occupants de l’abri de surveillance, un câble noyé dans le couronnement du barrage se romprait dans ce cas et déclencherait automatiquement l’alarme. Evidemment, ce dispositif ne peut pas fonctionner en cas de débordement. En temps normal, plusieurs coupures sont installées dans le réseau de sirène afin que des alarmes intempestives ne se déclenchent pas et ne soient plus crédibles lors d’une alarme réelle. Une fois par an, les sirènes sont essayées. L’autorité avertit la population de ces essais par l’intermédiaire des médias.
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